L’Association du Musée Français de la
Photographie de Bièvres a pris connaissance de la réaction de M. Berson à
l’annulation, par le Tribunal Administratif de Versailles, de la délibération
du Conseil général de l’Essonne du 22 juin 2009 qu’il présidait à cette époque
et qui concernait le musée de la photographie. Il voulait transférer le musée
de la photographie en dehors de Bièvres.
Il nous parait inadapté de considérer que
le jugement ne porte que sur la forme. En effet, lorsque le Tribunal relève que
les Conseillers généraux n’ont pas été correctement informés, notamment que le
rapport qui leur avait été transmis ne mentionnait pas l’existence d’une
condition suspensive à la donation faite par Jean Fage, au nom de l’Association
en 1986, c’est bien un élément portant sur le fond qui leur a été caché et qui
aurait pu modifier leur vote s’ils l’avaient connu.
M. Berson fait état d’un conflit avec
l’Association. Comment peut-on parler de conflit alors que M. Berson lui-même a
signé à deux reprises, en 2003 et en 2006, une convention avec l’Association
pour confirmer, notamment, les engagements antérieurs pris en 1986 aux termes
desquels, l’Association transférera au Département la propriété des objets dès
la construction d’un nouveau musée départemental de la photographie à
Bièvres ? Ce n’est pas un conflit, c’est la réaffirmation d’engagements
réciproques antérieurs.
M. Berson se méprend et veut justifier, a
posteriori, la décision qu’il a fait prendre en 2009 à des Conseillers généraux
qu’il n’avait pas complètement informés en laissant supposer l’existence d’un
conflit qui n’existait pas. En outre, il faut rappeler que la Convention qu’il
avait signée en 2006 pour trois ans avec l’Association était encore en vigueur
le 22 juin 2009 !
En renonçant à poursuivre le projet
d’Etiolles, le nouveau président du Conseil général a pris une décision de bon
sens qui tient compte, notamment, de la notoriété nationale et internationale
de Bièvres en matière de photographie. Le Tribunal Administratif de Versailles
vient de conforter cette décision ; nous ne pouvons que nous en réjouir.
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