jeudi 2 mai 2013

Joël Conan, président de l'Association du Musée Français de la Photographie de Bièvres réagit aux propos de M. Berson


L’Association du Musée Français de la Photographie de Bièvres a pris connaissance de la réaction de M. Berson à l’annulation, par le Tribunal Administratif de Versailles, de la délibération du Conseil général de l’Essonne du 22 juin 2009 qu’il présidait à cette époque et qui concernait le musée de la photographie. Il voulait transférer le musée de la photographie en dehors de Bièvres.
Il nous parait inadapté de considérer que le jugement ne porte que sur la forme. En effet, lorsque le Tribunal relève que les Conseillers généraux n’ont pas été correctement informés, notamment que le rapport qui leur avait été transmis ne mentionnait pas l’existence d’une condition suspensive à la donation faite par Jean Fage, au nom de l’Association en 1986, c’est bien un élément portant sur le fond qui leur a été caché et qui aurait pu modifier leur vote s’ils l’avaient connu.
M. Berson fait état d’un conflit avec l’Association. Comment peut-on parler de conflit alors que M. Berson lui-même a signé à deux reprises, en 2003 et en 2006, une convention avec l’Association pour confirmer, notamment, les engagements antérieurs pris en 1986 aux termes desquels, l’Association transférera au Département la propriété des objets dès la construction d’un nouveau musée départemental de la photographie à Bièvres ? Ce n’est pas un conflit, c’est la réaffirmation d’engagements réciproques antérieurs.
M. Berson se méprend et veut justifier, a posteriori, la décision qu’il a fait prendre en 2009 à des Conseillers généraux qu’il n’avait pas complètement informés en laissant supposer l’existence d’un conflit qui n’existait pas. En outre, il faut rappeler que la Convention qu’il avait signée en 2006 pour trois ans avec l’Association était encore en vigueur le 22 juin 2009 !
En renonçant à poursuivre le projet d’Etiolles, le nouveau président du Conseil général a pris une décision de bon sens qui tient compte, notamment, de la notoriété nationale et internationale de Bièvres en matière de photographie. Le Tribunal Administratif de Versailles vient de conforter cette décision ; nous ne pouvons que nous en réjouir.

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